La llave de Oro del cante Flamenco

El Cante Flamenco… De qui parler aujourd’hui ? Il y en a beaucoup et on peut s’y perdre…Alors:

  • Pourquoi pas commencer avec ceux qui ont reçu La Llave de Oro del cante Flamenco….El Nitri, Manuel Vallejo, Antonio Mairena, Camarón et Fosforito.

« La clé d’or du chant flamenco est une distinction historique dans le monde du Flamenco, qui a été remit en seulement 5 occasions depuis sa création en 1868; Tomás el Nitri (1868), Manuel Vallejo (1926), Antonio Mairena (1962), Camarón de la Isla (2000), et Fosforito (2005). C’est une des distinctions les plus élevées que l’on puisse remettre à un chanteur, ayant, comme une clé, la signification symbolique d’ouvrir et de fermer, qui dans ce cas là se traduit comme ouvrir et fermer la pureté du chant; c’est un cycle ou une époque qui commence et se termine, c’est à dire la transmission de l’essence même du chant le plus pur ».

« La llave de Oro del Cante es un galardón histórico del mundo del flamenco, que solo se ha otorgado, desde su creación en 1868, en cinco ocasiones, a Tomás el Nitri (1868), Manuel Vallejo (1926), Antonio Mairena (1962), Camarón de la Isla (2000) Fosforito (2005). Es el símbolo del máximo galardón a un cantaor, como su significado, una llave sirve para abrir y cerrar, al menos es la utilidad que tenemos en la cabeza, en el cante se supone simbólicamente que abre y cierra la pureza del cante, empieza y termina un ciclo o una época, es decir, la transmisión del cante más original ».

Manuel Vallejo

MANUEL JIMÉNEZ MARTÍNEZ DE PINILLO, «MANUEL VALLEJO» cantaor «payo», (SEVILLA, 1891-1960) est considéré dans l’histoire du cante flamenco, le plus grand «Cantaor con mucho arte», il était le plus complet dans tous les styles de chant. 

MANUEL VALLEJO a reçu la deuxième «llave de oro del cante» le 05 octobre 1926 au Théâtro Pavón de Madrid de la main de Manuel Torre. C’est une des premières «figuras», ayant reçu beaucoup de trophés et ayant eu beaucoup de succés. C’était un génie du chant flamenco. Il était très complet. C’etait aussi un extraordinaire danseur qui avait beaucoup de compás surtout por Buleria. Chanteur parfait dans l’interpretation des chants beaucoup plus «gitans», il sût leur donner une grande pureté et une grande sagesse. Les gitans eux-même lui enviaient cette grande habilité.

Aujourdhui, presque un inconnu…. il reste un symbole de toute une époque: «La Opera Flamenca».

En 1928, il fait une tournée avec Chacón, Niña de los Peines, José Cepero, El Estampío, Frasquillo, Carmen Vargas ou La Quica avec la «Solemne fiesta andaluza». Un an plus tard, il inclut dans sa compagnie à Carmen Amaya, et en 1930, avec El Sevillanito, il est le protagoniste du spectacle «Nobleza gitana», à Barcelone. En même temps il réalise une tournée avec El Pena hijo, qu’il maintient jusqu’après la Guerre Civile. Dans les années 40 l’activité artistique dans les théâtres s’affaiblit, il cherche alors du travail dans les «Colmaos» de Madrid, pour ensuite, en 1947, être à la tête de «Solera andaluza», et en 1950 de «El sentir de la copla». 

Un des spectacles les plus mémorables de Vallejo est lors de la clôture du «Festivales de Primavera de Sevilla», au Patio de Banderas, où le 05 juin 1954 il est en tête d’affiche avec La Malena, Antonio Mairena, Juan el Cuacua, La Paquera, Fernanda et Bernarda de Utrera, et Terremoto, entre autres. Ce fut dans les années 50, lors de l’hommage à Luisa Ortega au Théâtre Lope de Vega, qu’il chante pour la derniere fois à Seville.

Il était gérant d’une poissonnerie dans la rue «Hombre de Piedra» mais il avait de serieux problèmes economiques. Il avait l’habitude de passer toutes ses matinées à une des tables du bar «Las Maravillas», à l’angle de l’Alameda de Hércules et la rue Amor de Dios. 

Là, sentant des aiguilles dans le ventre, plongé dans la solitude de ses silences, dans ses bizarreries et dans son célibat, il eut un malaise le 01 août 1960. On l’ammena à l’Hopital, où il mourra à 15h30 le dimanche 07 août suite à un ictus apoplectique. On l’enterra le jour suivant au cimetière sévillan de San Fernando. 

Il ne put même pas retourner à son domicile, au número 10 de la rue Amparo, pour ranger ses affaires. Seuls ses neveux s’occupèrent de lui. Il fut abandonné par ses amis. Fregenal et El Pajarero furent les 2 seuls artistes qui assistirent à son enterrement. Ce silence se prolonge jusqu’en 1982 où, sur la requête d’Antonio Mairena et Manuel Centeno Fernández entre autres, une plaque est placé sur la maison où il est nait. Puis, en 1991, pour motif du centenaire de sa naissance, Centeno lui même lui organise des magnifiques journées d’hommage, à la Peña Torres Macarena de Seville.

Petite anecdote personnelle….Parmi une des maisons où j’ai habité à Seville durant ces 15 années, j’ai habité pendant 7 ans Calle Amparo numero 12… Sa maison était collé à la mienne….! A cette époque ce n’était plus la sienne, mais…!

Cantes de Manuel Vallejo: