La « Bambera »

Aujourd’hui nous allons nous intéresser au Palo de « La Bambera ». Cette danse est très souvent dansé et improvisé. Il est très fréquent qu’au lieux de danser une « soleá por bulería », on danse une « bambera » à la place. Cela veut dire que les « letras » changent, la mélodie, la tonalité aussi, mais que si on parle de structure de danse, ce sera exactement la même qu’une « soleá por bulería ».

Comment va t’on « rematar » ce baile ?? Cela dépend surtout de la tonalité et c’est plutôt le chanteur/se qui « décidera ». Ce qui est sûr, c’est que nous sommes sur un rythme de 12 et que logiquement ce sera de la « bulería » !

Mais quel style de « bulería » ?? Comme je l’ai dit, cela va dépendre aussi du chanteur/se, mais les « bulerías aromanzadas » ou les « cuplé por bulería » seront beaucoup plus privilégiés.

Pour l’histoire, la bambera ou bamba ou Cantes del columpio (chant de la balançoire), est un chant provenant du folklore andalou, qui a été « aflamencado ». Il était coutume de chanter des bamberas lors de certaines célébrations, où des balançoires étaient installées pour que les jeunes garçons y poussent les jeunes filles, tout en leur chantant une « Bambera ». On peut dire qu’à l’époque, c’était une sorte de « sérénade ».

La tradition de ce chant (selon certains auteurs), a comme origine le rite féminin de l’adoration à la lune dans lequel l’homme pousse la femme sur une balançoire dans le but de la rapprocher le plus possible à cet astre.

On doit son insertion dans le répertoire flamenco à Pepe Pinto. Son épouse, La Niña de los Peines » en est l’interprète de référence, (bien que Pepe Pinto l’eut chanté bien avant), mais c’est Pastora qui l’enregistra en 1949 en utilisant un rythme de « Fandango ».

Ce sera Naranjito de Triana, accompagné à la guitare par Paco de Lucia, qui changeront le concept de ce chant, tout en respectant la mélodie créée par Pastora, et qui finalement prendra forme sur un rythme de « Soleá por Buleria »; rythme utilisé de nos jours. On l’accompagne à la guitare « por arriba », avec des « remates » en « tonos menores ».